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L'Accord de libre-échange avec les Etats-Unis et le Canada est toujours en vigueur, affirme la présidente mexicaine

Oct 13, 2026  Twila Rosenbaum  27 views
L'Accord de libre-échange avec les Etats-Unis et le Canada est toujours en vigueur, affirme la présidente mexicaine

Faits clés

  • L'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) reste valide et en vigueur, a affirmé la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum.
  • La révision en cours ne signifie ni la fin ni le démantèlement de l'accord, selon elle.
  • Un examen périodique est prévu six ans après l'entrée en vigueur du texte pour évaluer son fonctionnement, envisager des modifications et déterminer une éventuelle prolongation de 16 ans.
  • Le Mexique et le Canada demandent une prolongation de 16 ans, tandis que les États-Unis proposent de maintenir un cadre de dix ans avec des examens annuels.
  • Les négociations se poursuivent sur les questions d'intérêt commun, sans consensus à ce stade.
  • Mexico veut réduire les droits de douane américains sur les exportations mexicaines d'automobiles, d'acier et d'aluminium, et éviter l'instauration de nouveaux tarifs pendant la durée de l'examen.
  • Le processus de révision de l'ACEUM a débuté le 1er juillet, après que Washington a choisi de ne pas le prolonger automatiquement.

Une déclaration pour dissiper les doutes

La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a tenu à clarifier la situation juridique de l'Accord Canada–États-Unis–Mexique, communément appelé ACEUM, face aux spéculations sur son avenir. Selon elle, l'accord commercial qui lie le Mexique, les États-Unis et le Canada demeure pleinement en vigueur. Sa révision ne doit pas être interprétée comme un abandon ou une disparition du cadre nord-américain. Cette mise au point intervient alors que les trois partenaires discutent des modalités de reconduction et d'adaptation du traité. Pour Mexico, il est essentiel de rassurer les investisseurs, les entreprises exportatrices et les travailleurs des secteurs dépendants du commerce trilateral. L'ACEUM représente un pilier de l'économie mexicaine, notamment pour l'industrie manufacturière, l'automobile et l'agroalimentaire. Toute incertitude prolongée pourrait peser sur les décisions d'investissement et sur la confiance des marchés. La présidente a donc insisté sur la continuité des règles actuelles pendant les discussions.

Le mécanisme de révision prévu par l'ACEUM

L'accord prévoit un examen périodique destiné à évaluer son fonctionnement. Ce mécanisme intervient six ans après l'entrée en vigueur du texte. Il permet aux parties d'analyser les résultats obtenus, d'envisager d'éventuelles modifications et de décider si elles souhaitent prolonger l'accord pour une nouvelle période de 16 ans. Cette clause de révision a été conçue comme un outil de flexibilité, afin d'adapter le traité aux réalités économiques changeantes. Elle ne signifie pas automatiquement la fin de l'accord si les parties ne s'accordent pas immédiatement. Au contraire, elle ouvre une phase de négociation qui peut durer plusieurs mois, voire plusieurs années. Le processus actuel s'inscrit dans ce cadre. Washington a choisi de ne pas prolonger automatiquement l'ACEUM et a proposé des révisions annuelles au cours de la prochaine décennie. Cette approche diffère de celle du Mexique et du Canada, qui privilégient une prolongation longue de 16 ans. Les trois pays doivent donc concilier des visions différentes sur le rythme et la portée des ajustements.

Des positions divergentes entre les trois partenaires

La principale divergence porte sur la durée de la reconduction. Le Mexique et le Canada souhaitent une prolongation de 16 ans, ce qui offrirait une visibilité à long terme aux entreprises et aux investisseurs. Les États-Unis, de leur côté, proposent de maintenir un cadre de dix ans assorti d'examens annuels. Cette formule donnerait à Washington un levier de négociation plus fréquent et permettrait d'ajuster les termes de l'accord en fonction de ses priorités économiques et commerciales. Pour Mexico, un horizon de 16 ans réduirait l'incertitude et favoriserait la stabilité des chaînes de valeur nord-américaines. Pour Ottawa, une prolongation longue protégerait les échanges dans des secteurs clés comme l'énergie, l'automobile et l'agriculture. Les États-Unis estiment toutefois qu'un examen annuel est nécessaire pour vérifier que l'accord reste équilibré et conforme à leurs intérêts. Ces positions ne sont pas nécessairement irréconciliables, mais elles impliquent des négociations complexes. Claudia Sheinbaum a indiqué que les discussions se poursuivent sur les questions d'intérêt commun couvertes par l'accord commercial, sans consensus pour l'instant.

Les droits de douane au cœur des préoccupations mexicaines

La priorité affichée par la présidente mexicaine est de réduire les droits de douane américains sur les exportations mexicaines d'automobiles, d'acier et d'aluminium vers les États-Unis. Ces secteurs sont stratégiques pour l'économie du Mexique et fortement intégrés aux chaînes de production nord-américaines. L'industrie automobile mexicaine dépend largement des échanges avec les États-Unis, et toute hausse tarifaire peut augmenter les coûts, réduire la compétitivité et perturber les investissements. Il en va de même pour l'acier et l'aluminium, qui alimentent de nombreuses industries en aval. Mexico souhaite également éviter l'instauration de nouveaux droits de douane pendant la durée de l'examen. Cette demande vise à préserver la stabilité commerciale et à empêcher que les négociations ne soient utilisées comme prétexte à des mesures protectionnistes. Les entreprises mexicaines redoutent en effet que l'incertitude tarifaire ne pèse sur leurs carnets de commandes et sur leurs projets d'expansion. La question des droits de douane est donc indissociable du calendrier de révision de l'ACEUM. Elle constitue un point sensible dans les relations entre Mexico et Washington, au-delà des aspects purement juridiques de l'accord.

Un contexte historique de renégociation

L'ACEUM a remplacé l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qui avait structuré les échanges entre le Canada, les États-Unis et le Mexique depuis 1994. La renégociation de l'ALENA a été lancée sous la présidence de Donald Trump, qui jugeait l'accord initial défavorable aux États-Unis. Après des


Source: French News


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