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Clap de fin pour l’Américaine Megan Rapinoe, figure de proue du football féminin : sa carrière en images

Jul 10, 2026  Twila Rosenbaum  7 views
Clap de fin pour l’Américaine Megan Rapinoe, figure de proue du football féminin : sa carrière en images

Le monde du football féminin s'apprête à dire adieu à l'une de ses plus grandes icônes. Megan Rapinoe, attaquante américaine aux cheveux blanchis et au franc-parler légendaire, a annoncé qu'elle prendrait sa retraite à l'issue de la saison 2023. À 38 ans, celle qui a porté le maillot de l'équipe nationale des États-Unis pendant plus de quinze ans laisse derrière elle un héritage aussi riche sur le terrain que hors des pratiquants.

Des débuts prometteurs en Californie

Née le 5 juillet 1985 à Redding, en Californie, Megan Anna Rapinoe grandit dans une famille sportive. Son frère jumeau, Brian, deviendra également footballeur. Elle commence à jouer au football dès son plus jeune âge, montrant rapidement des qualités techniques hors du commun. Au lycée, elle brille dans l'équipe de l'École secondaire de Foothill, avant de rejoindre l'Université de Portland. C'est là qu'elle remporte le championnat NCAA en 2005, sous la direction de l'entraîneur Garrett Smith. Ses performances lui valent une première sélection en équipe nationale U-19, puis U-21.

L'ascension vers l'équipe nationale A

En 2006, Megan Rapinoe fait ses débuts avec l'équipe senior des États-Unis. Mais ce n'est que lors de la Coupe du monde 2011 en Allemagne qu'elle se révèle au grand public. Lors du quart de finale contre le Brésil, elle délivre une passe décisive légendaire à Abby Wambach, permettant l'égalisation à la 122e minute. Ce moment reste gravé dans les annales du football féminin. Les Américaines termineront vice-championnes du monde, battues en finale par le Japon.

Les premiers titres olympiques

En 2012, Rapinoe fait partie de l'équipe qui décroche la médaille d'or aux Jeux olympiques de Londres. Elle marque un but et délivre plusieurs passes décisives lors du tournoi. Sa technique de dribble, sa vision du jeu et sa précision sur coups de pied arrêtés en font une joueuse clé. Quatre ans plus tard, aux Jeux de Rio en 2016, les Américaines sont éliminées en quarts de finale par la Suède, mais Rapinoe continue d'accumuler les caps.

Le sommet : double championne du monde

Le moment le plus éclatant de sa carrière arrive en 2019, lorsqu'elle mène les États-Unis à la victoire en Coupe du monde en France. Rapinoe remporte le Ballon d'Or et le Soulier d'Or du tournoi, avec six buts et trois passes décisives. Elle devient la joueuse la plus âgée à recevoir ces distinctions. Sa performance en demi-finale contre l'Angleterre, où elle inscrit un doublé sur coup franc, reste dans toutes les mémoires. Auparavant, elle avait déjà gagné la Coupe du monde en 2015 au Canada, bien que son rôle fût alors plus secondaire en raison d'une blessure à la cuisse. En 2021, aux Jeux de Tokyo, elle ajoute une médaille de bronze à son palmarès olympique.

Une carrière en club riche

En club, Megan Rapinoe a joué pour plusieurs équipes. Après un passage au Chicago Red Stars (2009-2010), elle rejoint l'Olympique Lyonnais en 2013, avec qui elle remporte la Ligue des champions féminine. De retour aux États-Unis, elle évolue au Seattle Reign (devenu OL Reign) de 2013 à 2023. Sous les couleurs du club basé à Tacoma, Washington, elle a été une figure de proue, malgré quelques blessures et une baisse de temps de jeu lors de ses dernières saisons.

L'activisme comme seconde nature

Hors du terrain, Megan Rapinoe est une militante infatigable. En 2016, elle est l'une des premières footballeuses blanches à s'agenouiller pendant l'hymne national, en soutien au mouvement de Colin Kaepernick contre les violences policières. Elle se bat inlassablement pour l'égalité salariale entre hommes et femmes, et est devenue une voix majeure pour la communauté LGBTQ+, elle-même ouvertement homosexuelle et mariée à la basketteuse Sue Bird. Son engagement lui a valu le titre de Sportswoman of the Year du magazine Sports Illustrated en 2019, et le Prix Arthur Ashe pour le courage en 2020.

Un style de jeu unique

Sur le terrain, Rapinoe se distingue par sa technique de dribble chaloupée, ses centres précis et sa capacité à marquer des buts spectaculaires, surtout sur coups francs. Son habitude de lever les bras en « aigle » après un but est devenue sa signature. Sa personnalité flamboyante, sa confiance en elle et ses déclarations sans filtre en ont fait une figure aimée ou détestée, mais jamais ignorée. Elle a su inspirer toute une génération de jeunes filles.

Les adieux

L'ultime match de Megan Rapinoe sous le maillot américain a eu lieu en septembre 2023 lors d'un match amical contre l'Afrique du Sud. Elle a joué son dernier match de club le 11 novembre 2023, lors de la finale de la National Women's Soccer League (NWSL) avec le OL Reign, marquant son dernier penalty sous les ovations du public. Même si son équipe a perdu, l'hommage était à la hauteur de sa légende.

Megan Rapinoe tire sa révérence après 203 sélections et 63 buts en équipe nationale, deux Coupes du monde, une médaille d'or olympique, une médaille de bronze, et d'innombrables records. Au-delà des statistiques, elle restera comme une pionnière, une rebelle et une icône culturelle qui a changé le visage du football féminin. Sa carrière en images, bien plus que de simples photographies, raconte l'histoire d'une femme qui n'a jamais eu peur de se battre pour ce en quoi elle croyait.


Source: SudOuest.fr News


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