BIP Illinois News

collapse
Home / Daily News Analysis / Il danse, a arrêté l’alcool, coupé ses réseaux sociaux… Qui est vraiment Tom Holland, la star ultra-moderne de « Spider-Man »

Il danse, a arrêté l’alcool, coupé ses réseaux sociaux… Qui est vraiment Tom Holland, la star ultra-moderne de « Spider-Man »

Aug 16, 2026  Twila Rosenbaum  9 views
Il danse, a arrêté l’alcool, coupé ses réseaux sociaux… Qui est vraiment Tom Holland, la star ultra-moderne de « Spider-Man »

Déjà la canicule sur Paris. Le 24 juin, un peu plus d’un mois avant la sortie de « Spider-Man : Brand New Day », une foule compacte, immense, se masse à l’entrée de l’UGC de Bercy, dans le XIIe arrondissement de Paris, pour accueillir les acteurs du nouveau volet des aventures de l’Homme-Araignée. Certains sont là depuis l’aube. En début de soirée, le couple fétiche Tom Holland et Zendaya foulent le tapis rouge. Une petite fille s’avance vers celui qui tient le rôle-titre de la saga depuis dix ans. Le Britannique, tout juste trentenaire, lui prend la main et s’agenouille à sa hauteur. Symbole d’une méga star qui paraît toujours accessible.

La fascination dépasse l’univers Marvel : depuis que Tom Holland endosse son costume, l’araignée de New York semble plus populaire que jamais, en témoignent les résultats du box-office. Sur les quatre films dans lesquels il joue, trois ont dépassé le milliard de dollars de recettes mondiales. « Spider-Man : No Way Home », sorti en 2021, culminait à 1,92 milliard de dollars (1,65 milliard d’euros). Des chiffres stratosphériques qui ont pulvérisé les précédents records de la saga relancée par Sam Raimi. Avec 5 millions d’entrées en France en seulement deux semaines et déjà 1,67 milliard de dollars à l’international, « Spider-Man : Brand New Day » propulse l’Homme-Araignée vers un nouveau sommet.

Ce qui frappe chez Tom Holland, c’est sa capacité à incarner un superhéros pour une époque qui doute. Là où ses prédécesseurs jouaient souvent des héros torturés ou ironiques, il apporte une fraîcheur, une vulnérabilité et une forme de normalité qui séduisent un public très large. Son Peter Parker n’est ni un surhomme ni un génie : c’est un adolescent, puis un jeune adulte, qui trébuche, doute, aime, et tente de faire de son mieux. Cette approche plus réaliste a redéfini le personnage pour toute une génération de spectateurs.

De Billy Elliot à The Impossible

Qui aurait cru qu’un jeune Anglais né en 1996 à Kingston upon Thames, au sud de Londres, passionné de danse, deviendrait l’une des grandes étoiles de Hollywood ? Peut-être pas le principal intéressé, qui voyait son début de carrière comme un hobby, « quelque chose que ma mère me laissait faire pendant mes vacances d’été », glissait-il en 2023 au micro du podcasteur et coach de vie Jay Shetty.

Diagnostiqué dyslexique à l’âge de 7 ans, Tom Holland vit une scolarité complexe. Il fait ses armes grâce à la danse, repéré à l’âge de 9 ans pour le casting de la comédie musicale « Billy Elliot ». Il s’expose aux moqueries de ses camarades, qui l’observent dans le gymnase de son école, apprenant le ballet et se préparant au rôle, qu’il tient dès 2008, pendant deux ans. Cette expérience formatrice lui apprend la rigueur du spectacle vivant, mais aussi la solitude d’un enfant qui travaille pendant que les autres jouent.

Quittant ensuite les planches pour les plateaux, le jeune Tom apparaît pour la première fois au cinéma à 14 ans dans « The Impossible » de Juan Antonio Bayona. Son interprétation de Lucas Bennett, fils d’une famille de touristes touchée de plein fouet par le tsunami de décembre 2004 en Thaïlande, lui permet déjà de décrocher quelques prix, dont l’Empire Award du meilleur espoir masculin. Dans ce rôle dramatique et physique, il impressionne par sa maturité, alors qu’il n’a encore aucune formation classique d’acteur.

Un talent de comédien prometteur, mais qui l’éloigne aussi des camarades de son âge. « J’évoluais dans un environnement professionnel, on me traitait comme un adulte, je travaillais comme un adulte, puis je retournais à l’école et j’avais l’impression de ne pas être à ma place parce que tous mes camarades se comportaient comme des gens de leur âge », analysait la star au micro du Français HugoDécrypte le 26 juillet.

Un double salto arrière pour devenir Spider-Man

Au cours de la cérémonie des Empire Awards en 2013, interviewé par un journaliste, il s’interroge sur le superhéros qu’il aimerait interpréter plus tard : « Peut-être Spider-Man dans 10 ans ! », lâche-t-il. Un sacré rêve prémonitoire pour celui dont la carrière ne fait que débuter, enchaînant la même année avec le rôle d’Isaac dans « How I Live Now », de Kevin Macdonald.

En 2015, alors que les responsables de Marvel recherchent les prochains Punisher et Peter Parker, deux superhéros de leur univers, Tom Holland croise son aîné de 19 ans Jon Bernthal sur le tournage du film médiéval « Pilgrimage ». Les deux acteurs préparent chacun leurs auditions pour intégrer le monde Marvel. Ils s’épaulent l’un l’autre et filment leurs bandes démos quand Bernthal, le futur Punisher, suggère au futur Spider-Man de commencer sa démonstration par un double salto arrière.

Une prouesse acrobatique qui a sans doute fait la différence face aux 1 500 autres candidats au rôle, parmi lesquels Timothée Chalamet. C’est un matin de juin 2015 qu’il apprendra sur les réseaux sociaux, sans que quiconque l’en ait d’abord averti, qu’il sera le prochain superhéros. La boucle est bouclée pour Tom Holland, fan inconditionnel de « Spidey », qui, enfant, possédait des jouets, des costumes, et même des draps à l’effigie de l’Homme-Araignée.

Un héros résolument moderne

En prise avec les problèmes du quotidien, dans sa vie personnelle et sous son costume, Peter Parker évolue aussi avec son temps : épaulé par une intelligence artificielle, il s’écarte des clichés du héros masculin exhibant ses muscles, sauveur d’une demoiselle en détresse. Bien au contraire, il vit humblement sans cacher les faiblesses que traverse un jeune adulte, qui doit trouver sa place dans le monde. Cette modernité est aussi visible dans sa manière de parler de sa santé mentale, de ses doutes et de ses choix de vie.

« Il ressemble à quelqu’un qu’on connaît, le genre d’ami qu’on aimerait avoir. Je pense que ce qui le rend unique, c’est justement qu’il soit si normal », explique d’ailleurs Zendaya au micro d’HugoDécrypte. Un héros populaire, auquel chacun peut s’identifier, et qui devient le miroir de l’acteur de 30 ans, qui se livre sans détour sur les problèmes qu’il traverse.

Sur son rapport à l’alcool par exemple, qu’il a arrêté en 2022 après le Dry January — « la meilleure chose que j’ai jamais faite », déclare-t-il au micro du podcasteur Jay Shetty — ou bien son usage des réseaux sociaux, qu’il met en pause la même année. N’hésitant pas à décrire leurs effets sur sa santé mentale, Tom Holland évoque une problématique qui, là aussi, peut résonner chez tout le monde. Cette transparence, rare à Hollywood, renforce son image de star accessible et surprenante.

De Roméo et Juliette à Fred Astaire

Plus que des traits de caractère, c’est même le destin que Peter Parker et Tom Holland semblent désormais partager, à commencer par sa relation avec sa partenaire de jeu Zendaya. Rencontrée sur le plateau de « Spider-Man : Homecoming » en 2017, celle qui incarne Michelle Jones, qui devient la petite amie du héros, s’est aussi unie avec lui dans la réalité. Leur couple, très suivi par les fans, ajoute encore à la popularité de l’acteur.

Au risque de devenir éternellement attaché à son personnage ? L’acteur sort du costume d’araignée bleue et rouge pour endosser celui de personnages divers. Au théâtre, d’abord, tenant le rôle principal de « Roméo et Juliette » mis en scène par le Britannique Jamie Lloyd en 2024. Salué pour son interprétation de Télémaque dans « L’Odyssée », de Christopher Nolan, l’autre immense succès de l’été, c’est en danseur que Tom Holland s’apprête à taper son prochain grand coup sur grand écran. Il incarnera en effet Fred Astaire, roi de la comédie musicale américaine, dans le biopic que lui consacre le réalisateur Paul King.

Un retour aux sources pour celui qui a commencé sa carrière avec la danse, et qui interprétera toutes les chorégraphies du film, sans doublure. Quant à s’éloigner de son personnage Marvel, l’acteur semble y réfléchir. En tout cas, il a déjà pensé à un successeur, comme il le déclarait au magazine Esquire en juin 2026 : Owen Cooper, star de la mini-série Netflix « Adolescence ».

Une vie hors des plateaux

Mais c’est aussi hors du cinéma que Tom Holland concrétise ses projets, utilisant sa notoriété pour « The Brothers Trust », association familiale lancée par ses parents Nikki et Dominic Holland, auquel participent également ses trois frères. Le but ? Récolter des fonds grâce à la popularité de Tom Holland et les distribuer ensuite à des organismes caritatifs. L’acteur laisse également découvrir un côté entrepreneur, ayant lancé en 2024 BERO, sa propre marque de bière sans alcool. Tom Holland tisse de plus en plus sa toile en dehors de l’univers Marvel.

De la scène londonienne de « Billy Elliot » aux tapis rouges les plus courus de la planète, son parcours raconte une histoire de travail, de résilience et de reconnexion avec ses racines. Avec un nouveau Spider-Man record au box-office, un biopic de Fred Astaire en préparation et des engagements personnels forts, Tom Holland semble bien décidé à rester l’une des figures les plus attachantes et les plus imprévisibles de sa génération.


Source: leparisien.fr News


Share:

Your experience on this site will be improved by allowing cookies Cookie Policy