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Vinicius Jr, star du Real Madrid, visé par d’étranges chants dans un stade alors qu’il ne jouait même pas

Oct 16, 2026  Twila Rosenbaum  25 views
Vinicius Jr, star du Real Madrid, visé par d’étranges chants dans un stade alors qu’il ne jouait même pas

Un week-end de football entaché par des chants haineux

La Liga a officiellement condamné une nouvelle série de chants insultants entendus dans les stades espagnols. Selon le rapport publié par l’instance, plusieurs rencontres de la dernière journée ont été marquées par des comportements inadmissibles. Le cas le plus troublant concerne Vinicius Junior, l’attaquant brésilien du Real Madrid, pris pour cible par des supporters de la Real Sociedad lors de la rencontre opposant le club basque au Deportivo de La Corogne. Fait pour le moins étrange : Vinicius ne participait pas à ce match, n’était pas sur la pelouse et ne se trouvait même pas dans l’enceinte. Cette situation illustre à quel point la haine peut dépasser le cadre sportif et viser un joueur absent, simplement en raison de sa notoriété et de ce qu’il représente.

Les chants, entonnés peu avant la mi-temps dans la partie basse des tribunes, répétaient que Vinicius était « un idiot ». Aucune provocation de sa part, évidemment, puisqu’il était absent. La Liga a tenu à souligner que ce type de débordement n’a sa place nulle part, et encore moins dans un stade moderne. Cette condamnation s’inscrit dans une campagne plus large lancée en début de saison pour lutter contre les insultes, les cris discriminatoires et les comportements violents dans les enceintes espagnoles. Mais les incidents de ce week-end montrent que le chemin reste long.

Real Sociedad - Deportivo : des cris surréalistes contre Vinicius

Le match entre la Real Sociedad et le Deportivo de La Corogne aurait dû être une simple affiche de championnat. Il est finalement devenu le symbole d’une dérive inquiétante. Dans les minutes précédant la pause, un groupe de supporters locaux a commencé à scander des insultes explicitement dirigées contre Vinicius Junior. Le joueur du Real Madrid, totalement étranger à la rencontre, a donc été la cible de chants hostiles dans un stade où il n’avait aucune raison de se trouver. Cette absurdité a été relevée par les observateurs et par les instances, qui ont inscrit l’incident dans leur rapport hebdomadaire.

La Liga a rappelé que ces chants ne resteraient pas sans conséquences. L’organisation se réserve le droit d’agir directement et immédiatement, après une première vague de mesures préventives. Les autorités du football espagnol entendent envoyer un message clair : les supporters qui transforment les tribunes en espace de haine s’exposent à des sanctions lourdes, pouvant aller jusqu’à la fermeture partielle des stades. Le cas de la Real Sociedad pourrait devenir un exemple, même si le club basque n’est pas le seul concerné par ce phénomène.

Un contexte de tensions avant le Clasico

Ces nouveaux chants interviennent dans un climat déjà électrique autour du Real Madrid. Le week-end précédent, Vinicius Junior avait été expulsé lors du match contre Villarreal après avoir tiré les cheveux d’un adversaire. Cet épisode très médiatisé a nourri les débats, les critiques et les passions. Certains ont estimé que le Brésilien avait été provoqué tout au long de la rencontre, d’autres ont condamné son geste. Quoi qu’il en soit, l’incident a alimenté une atmosphère délétère dont les tribunes se sont visiblement emparées.

La Liga a également recensé de nombreuses insultes lors du match entre Barcelone et Getafe, un club de la banlieue madrilène. Des supporters ont été entendus entonnant des chants injurieux visant spécifiquement le Real Madrid, à trois reprises distinctes. Ces débordements répétés témoignent d’une hostilité croissante à l’approche du prochain Clasico. Les responsables de La Liga ont toutefois réaffirmé que ce type de comportement agressif n’a pas sa place dans les stades. La rivalité sportive, aussi intense soit-elle, ne peut pas servir de prétexte à des insultes collectives.

Vinicius Jr, une cible récurrente malgré les campagnes

Depuis plusieurs années, Vinicius Junior est la cible d’insultes racistes et de chants hostiles dans de nombreux stades espagnols. Le joueur a été victime de plusieurs épisodes tristement célèbres, notamment à Mestalla, à Valence, où des cris racistes avaient provoqué une vague d’indignation internationale. La Liga avait alors déposé plusieurs plaintes et renforcé ses protocoles. Des campagnes de sensibilisation, des messages dans les stades et des sanctions ont été mis en place. Pourtant, les incidents continuent. Le cas de ce week-end, où Vinicius est visé alors qu’il ne joue même pas, montre que le problème dépasse le cadre d’un match ou d’une rivalité locale.

Le Brésilien, arrivé au Real Madrid en 2018 en provenance de Flamengo, est devenu l’un des joueurs les plus influents de sa génération. Son style de jeu, fait de dribbles, d’accélérations et de provocation balle au pied, a souvent été utilisé pour justifier l’inacceptable. Mais les instances sportives et les autorités ont progressivement reconnu que ces justifications n’avaient pas lieu d’être. Un joueur ne peut pas être tenu responsable des insultes qu’il reçoit. La lutte contre la haine dans les stades est devenue un enjeu majeur pour l’image du football espagnol.

Des sanctions plus strictes en préparation

Face à la répétition des incidents, La Liga prépare une réponse plus ferme. L’organisation souhaite imposer des sanctions plus lourdes aux groupes de supporters qui causent des troubles. Elle s’inspire notamment des dispositifs disciplinaires utilisés en France pour lutter contre les incidents persistants dans les tribunes. Dans l’Hexagone, les autorités ont pris l’habitude de prononcer des fermetures partielles ou totales de tribunes, parfois avec sursis, pour punir les chants discriminatoires ou violents. La Liga pourrait bientôt adopter des mesures similaires.

Les clubs concernés pourraient ainsi être frappés de fermetures partielles de leur stade. La fermeture avec sursis des tribunes où se produisent les incidents devrait constituer la première mesure d’envergure. L’objectif est double : sanctionner les comportements inacceptables et responsabiliser les clubs, qui ont l’obligation de garantir la sécurité et la dignité dans leurs enceintes. Les dirigeants de La Liga ont clairement fait savoir qu’ils n’hésiteraient pas à agir. Les prochains rapports disciplinaires devraient donc être suivis avec attention.

La Liga face à un défi de crédibilité

La question des chants insultants n’est pas nouvelle en Espagne. Pendant des années, certains ont minimisé ces comportements en les présentant comme une simple ambiance de stade. Mais la multiplication des incidents et la médiatisation des cas les plus graves ont changé la donne. Les sponsors, les diffuseurs et les institutions internationales sont de plus en plus attentifs à l’image du championnat. La Liga sait qu’elle joue sa crédibilité. Si les sanctions annoncées ne sont pas suivies d’effets, le sentiment d’impunité risque de persister.

Le football espagnol a déjà mis en place des protocoles en cas d’insultes racistes : arrêt du match, messages dans le stade, identification des responsables. Mais l’application reste inégale. Certains clubs collaborent activement, d’autres semblent plus réticents. La nouvelle offensive de La Liga vise justement à harmoniser les réponses et à éviter que les incidents soient traités différemment selon les stades. La pression publique, alimentée par les réseaux sociaux et les médias, rend désormais difficile toute tentative d’étouffement.

Vinicius, un symbole malgré lui

Vinicius Junior est devenu, malgré lui, un symbole de la lutte contre le racisme et la haine dans le football. Ses prises de parole, ses célébrations et son refus de se taire ont dérangé certains, mais ils ont aussi provoqué une prise de conscience. De nombreux joueurs, clubs et organisations ont exprimé leur soutien. Le Brésilien a reçu des messages de solidarité du monde entier. Mais les insultes continuent, comme si sa notoriété attisait la haine de certains groupes.

Son parcours sportif est exceptionnel : formé à Flamengo, il a rejoint le Real Madrid très jeune, a connu des débuts difficiles avant de s’imposer comme un titulaire indiscutable. Il a remporté des titres majeurs, notamment la Ligue des champions et le championnat d’Espagne. Il est également devenu un cadre de la sélection brésilienne. Son influence dépasse désormais le cadre du terrain. Chaque incident le concernant prend une dimension internationale, ce qui met La Liga et les clubs espagnols sous pression.

Les tribunes, miroir des tensions sociales

Les stades ne sont pas des espaces isolés du reste de la société. Les chants insultants, les cris racistes et les provocations collectives reflètent souvent des tensions plus larges. En Espagne, comme ailleurs, la montée des discours extrêmes et la banalisation de la haine en ligne se retrouvent dans les tribunes. Les groupes ultras, parfois structurés et influents, jouent un rôle ambigu. Certains clubs entretiennent des relations complexes avec eux, entre besoin d’ambiance et volonté de contrôle.

La lutte contre ces dérives ne peut donc pas être uniquement répressive. Elle doit aussi passer par l’éducation, la prévention et la responsabilisation des supporters. Des associations, des anciens joueurs et des institutions appellent à un changement de culture. Mais ce changement prend du temps. Les incidents de ce week-end rappellent que les progrès sont fragiles et que chaque saison apporte son lot de nouveaux défis.

Quelles conséquences pour les clubs ?

Si La Liga applique les sanctions annoncées, plusieurs clubs pourraient être concernés dans les semaines à venir. La Real Sociedad, dont les supporters ont entonné les chants contre Vinicius, est directement citée dans le rapport. Barcelone et Getafe, pour les insultes visant le Real Madrid, pourraient également faire l’objet d’une attention particulière. Les fermetures partielles de tribunes, avec ou sans sursis, auraient un impact sportif et financier. Elles priveraient les clubs d’une partie de leur public et enverraient un signal fort.

Mais les sanctions ne suffiront pas si elles ne sont pas accompagnées d’un suivi. Les clubs doivent identifier les responsables, coopérer avec les autorités et prendre des mesures internes. Certains ont déjà annoncé des interdictions de stade à vie contre des supporters coupables d’insultes. D’autres tardent encore à agir. La pression de La Liga et des autorités publiques pourrait accélérer les choses. Le prochain Clasico, très attendu, sera un test : les regards seront braqués sur les tribunes autant que sur le terrain.

Un enjeu de responsabilité collective

Au-delà des sanctions, c’est la responsabilité collective qui est en jeu. Les joueurs, les entraîneurs, les dirigeants et les supporters doivent prendre conscience que leurs paroles et leurs actes ont des conséquences. Insulter un joueur absent, comme Vinicius l’a été ce week-end, est une absurdité qui devrait faire réfléchir. Cela montre que la haine ne cherche même plus un prétexte sportif. Elle vise une personne, un symbole, une identité.

La Liga a promis de sévir. Les instances espagnoles préparent de nouvelles mesures. Les clubs savent qu’ils sont surveillés. Les supporters, eux, devront choisir : continuer à faire vivre la passion du football ou laisser une minorité imposer sa loi. Les prochaines journées de championnat diront si les avertissements ont été entendus. Vinicius Junior, lui, continuera de jouer, de marquer et de célébrer, sans se laisser réduire au silence par des chants venus des tribunes.


Source: Goal News


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